Pour beaucoup, faire leur alyah en Israël s’accompagne du rêve d’acheter un logement et de commencer une nouvelle vie ici. L’un des avantages les plus significatifs accordés par l’État d’Israël aux nouveaux immigrants est la réduction de la taxe d’acquisition – un impôt prélevé sur toute transaction immobilière. Cette exonération peut représenter une économie de plusieurs dizaines de milliers de shekels, parfois bien plus. Il est donc essentiel de bien la connaître avant d’acheter.
La taxe d’acquisition (« Mas Rechicha ») est un impôt perçu par l’État sur toute personne qui achète un bien immobilier en Israël – appartement, terrain ou local commercial. Son montant est calculé en pourcentage du prix d’achat. Tous les acheteurs doivent la payer, mais les nouveaux immigrants bénéficient d’un taux fortement réduit, dans le but de faciliter leur intégration et d’encourager leur établissement permanent dans le pays.
Qui est considéré comme nouvel immigrant ?
Toute personne ayant reçu un certificat d’oleh du Ministère de l’Aliyah et de l’Intégration, ou reconnue comme telle selon la Loi du Retour, ainsi que les titulaires d’un visa de résidence temporaire A/1.
La période d’éligibilité s’étend jusqu’à sept ans à compter de la date d’arrivée en Israël, et s’applique même aux achats effectués jusqu’à un an avant l’aliyah – autrement dit, si vous avez acheté votre logement juste avant votre arrivée, vous pourrez tout de même profiter de l’avantage fiscal après votre installation.
L’allègement fiscal s’applique à deux types de biens :
- Un logement résidentiel, destiné à servir de résidence principale à l’immigrant et à sa famille.
- Un bien commercial, utilisé pour l’exploitation d’une activité appartenant à l’immigrant ou à un membre proche de sa famille.
Chaque avantage n’est accordé qu’une seule fois, il est donc important de bien planifier : utiliser l’exonération sur un logement signifie ne plus pouvoir l’utiliser pour un local professionnel, et inversement.
Alors, combien paie-t-on réellement ?
En 2025, un nouvel immigrant qui achète un logement unique d’une valeur allant jusqu’à environ 1 980 000 ₪ est totalement exonéré de taxe d’acquisition.
Pour la partie du prix comprise entre ce montant et environ 20 millions de shekels, le taux est de 0,5 % seulement.
Au-delà, les taux normaux s’appliquent, pouvant atteindre jusqu’à 10 %.
Ces dernières années, la réglementation fiscale a été mise à jour : la réduction s’applique uniquement à la résidence principale où vit effectivement l’immigrant. L’achat d’un logement supplémentaire – même à titre d’investissement – ne donne plus droit à l’exonération. L’objectif est d’encourager la propriété résidentielle et non la spéculation.
Il faut aussi savoir que l’avantage fiscal du nouvel immigrant n’est pas toujours le plus avantageux.
Dans certains cas, notamment pour un logement unique de faible valeur, le taux d’imposition normal pour un “premier logement” peut être encore plus bas que celui accordé aux immigrants. D’où l’importance de comparer les deux options avant de prendre une décision.
Pour bénéficier de la réduction, il faut présenter un certificat d’oleh ou une attestation de droit délivrée par le Ministère de l’Aliyah et de l’Intégration lors de l’achat, déclarer que le bien servira de résidence (ou d’activité), et s’assurer qu’il s’agit bien d’un logement unique.
Si le bien est ensuite loué ou vendu plus tôt que prévu, une régularisation de l’impôt peut être exigée.
En résumé, la réduction de la taxe d’acquisition pour les nouveaux immigrants est l’un des avantages les plus précieux que propose Israël : un véritable coup de pouce pour commencer une nouvelle vie dans votre propre maison.
Cependant, comme il s’agit d’un avantage unique soumis à des conditions précises, il est vivement conseillé de consulter un avocat spécialisé en fiscalité immobilière ou un conseiller fiscal avant de signer l’acte d’achat, afin d’optimiser pleinement vos droits et éviter toute erreur coûteuse.